Les dualités internes du prof

Bonjour,

je reprends avec joie et enthousiasme l’enseignement du yoga au studio. Ce 1er om de mercredi, quelle vibration, j’étais toute émue.

Cette reprise, le changement de situation, s’accompagne comme à chaque fois de joie et d’appréhension :

  • les élèves vont-ils revenir ? Seront il contents eux aussi ? Ou vont il avoir peur, préférer aller en extérieur après tant de temps de restriction et profiter de notre belle région… Et alors abandonner. Doutes, quand tu es là !
  • as tu penser au doodle, au zoom, aux horaires, transmettre tes dates de stages, celle de la semaine internationale du yoga, de la porte ouverte, des stages 2021…
  • comment allons nous encore aborder la problématique sanitaire du moment au studio et mon souhait de travailler « pour de vrai » et dans la durée,
  • combien d’élèves vont me demander un remboursement, une compensation, car le deal de novembre (rembourser ou décaler l’abonnement) a changé en janvier (compenser par des participations aux stages ou cours particuliers). L’information est passée ou non. Comment puis-je comprendre que l’élève a la 1ère info mais pas la seconde ?
  • combien d’élèves vont être conciliant et comprendre la situation exceptionnelle du moment, de la période ?
  • j’ai donnée beaucoup de cours individuels pour compenser mais pas assez, encore des élèves n’ont pas eu le leur ; entre l’intention et la réalité une marche existe , comment faire ? je n’ai pas toutes les réponses.
  • comment vais je gérer cela émotionnellement : refuser une demande de remboursement, car la comptabilité ne le permet pas et à l’inverse, accueillir le soutien d’un élève qui ne vient pas en cours mais qui me paie délibérément l’abonnement justement pour me soutenir. Deux comportements opposés et un même sentiment de malaise en moi.

Heureuse de reprendre aujourd’hui, réfléchir à demain et sa rentrée 2021, au stage, à l’administratif, à touts ces à côté qui ne sont pas du yoga mais qui sont nécessaires dans le travail.

Il est temps de faire sirsasana, setu bandha, supta virasana, Supta baddha konasana, le pranayama pour calmer les dualités ; s’en remettre à l’humain, la confiance inconditionnelle que j’ai en nous et au temps qui s’écoule qui fait son travail. Ecrire les belles choses sur de la pierre et les plus douloureuses sur le sable, que la vent lui aussi fasse son travail.

bonne reprise à tous

Salomé

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